Bois et forêts des tropiques

Archives depuis 1947

Votre sélection de notice(s)



Titre Les plantations forestières industrielles à l'épreuve des représentations de la nature = Representations of nature and views on industrial timber plantations= Las plantaciones forestales industriales bajo el prisma de las representaciones de la naturaleza
Auteur(s) Tassin J.
Thème(s) Bois et forêts des tropiques
Date de publication 2011
Pagination 9-16
Numérotation 309
Production forestière; Conservation de la nature e
Mots-clés PLANTATION FORESTIERE; ENVIRONNEMENT SOCIOCULTUREL; SYSTEME DE VALEURS; ARBRE FORESTIER; INTRODUCTION DE PLANTES; ZONE TROPICALE; ZONE TEMPEREE; ORGANISME INDIGENE;
Résumé Les plantations industrielles, qui couvrent de l'ordre de 100 millions d'hectares, ne bénéficient pas d'un regard universel et consensuel. Leur représentation dépend de la notion culturelle de la nature. Les modèles occidentaux privilégient le concept d'une nature non modifiée par l'homme. De tels modèles ne s'ajustent pas aux représentations paysannes en milieu tropical, qui s'accommodent plus aisément d'une nature domestiquée et susceptible d'assurer les besoins vitaux. En outre, la vitesse de croissance, telle celle des eucalyptus, peut constituer un attrait auprès des populations rurales. En sylviculture, une ambiguïté tient également à la démarche consistant à " imiter la nature ", qui s'exprime de manières contrastées selon qu'il s'agit de forçage anthropique ou de simple pilotage. Les populations urbaines et les organisations non gouvernementales environnementalistes ont une image négative des plantations industrielles, dont elles estiment généralement qu'elles sont peu porteuses de leur propre idée de nature. En outre, le regard occidental exacerbe le dualisme entre espèces indigènes et exotiques, dont on sait pourtant qu'il repose sur l'adoption consensuelle de seuils arbitraires. Les exemples malheureux d'espèces végétales qualifiées de " plantes miracles " renforcent ce clivage. Mais les plantations industrielles sont aussi l'expression d'une monoculture souvent mal perçue car porteuse d'homogénéisation biologique, voire culturelle, et ces peuplements artificiels se heurtent de fait à la norme positive de la diversité. Il importerait de considérer de telles plantations comme des objets hybrides, dotés d'une double dimension biophysique et socioculturelle, qu'il s'agit de situer dans leur contexte. Il convient d'accepter que le regard porté sur les plantations d'essences exotiques puisse relever de représentations divergentes. (Résumé d'auteur)
Document au format Pdf BFT_309_9-16.pdf [1150.791 Ko]

page précédente




LA RECHERCHE AGRONOMIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT

Informations légales
© Cirad 2001 - Contact : bft@cirad.fr