Bois et forêts des tropiques

Résumés : n° 313
(3e trimestre 2012)


Tous les résumés
(en français, en anglais et en espagnol)

numéro

Numéro 313


 

TYPOLOGIE, CARACTÉRISTIQUES STRUCTURALES ET DYNAMIQUE DES FACIÈS FORESTIERS FRAGILES À ISOBERLINIA SPP. EN VUE DE LEUR GESTION AU TOGO

Marra Dourma, Kpérkouma Wala, Kudzo Atsu Guelly, Ronald Bellefontaine, Philippe Deleporte, Sêmihinva Akpavi, Komlan Batawila, Koffi Akpagana

Les forêts claires à Isoberlinia spp. du domaine soudanien du Togo, rencontrées aussi bien sur les versants que dans les plaines, subissent diverses pressions telles que les défrichements agricoles, l’exploitation du bois de service et de feu ou encore la collecte des produits forestiers non ligneux. Ces forêts ainsi dégradées accentuent la paupérisation des populations riveraines qui en dépendent. Afin de contribuer à leur gestion durable au profit de ces populations locales, il s’avère nécessaire d’analyser l’impact des pressions anthropiques sur la structure de ces forêts. Des inventaires forestiers y ont été conduits. Les travaux ont porté sur 4 783 arbres au sein de 225 placeaux de mesures. Plus de cent espèces ligneuses ont été inventoriées comprenant 79 genres et 32 familles, les plus fréquentes étant Isoberlinia doka, Pterocarpus erinaceus, Lannea acida, Isoberlinia tomentosa, Vitellaria paradoxa, Daniellia oliveri et Parkia biglobosa. Les relevés ont permis de déterminer quatre gradients écologiques majeurs : l’humidité, la topographie, le substrat édaphique et l’anthropisation. La classification a identifié neuf faciès forestiers dont quatre en forêts claires, trois en savanes boisées et deux au sein de jachères. En outre, trois composantes structurales ont été définies en analysant la structure diamétrique des neuf faciès. Enfin, il a été aisé de distinguer, d’une part, les forêts naturelles peu perturbées, présentant une stabilité floristique bénéficiant d’un flux de régénération continu, ainsi qu’une régularité de structure, et, d’autre part, les forêts dégradées qui se caractérisent par l’absence de tiges de grande taille et le faible potentiel de régénération. La pression humaine qui s’exerce sur ces forêts fragiles ne peut qu’inciter à reboiser les espaces dégradés, en mettant à profit les techniques de multiplication végétative à faible coût. Reste surtout à atteindre une prise de conscience de la part des populations riveraines pour ce qui a trait à la conservation de ces milieux, et aboutir à une gestion participative.

Mots-clés : forêts claires à Isoberlinia, gestion, structure, typologie, Togo.


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POTENTIALITIES AGROFORESTIÈRES ET SOCIOÉCONOMIQUES D’UNE LIANE NON CONVENTIONNELLE : TETRACARPIDIUM CONOPHORUM (MÜLL. ARG.) HUTCH. & DALZ. AU CAMEROUN

René Bernadin Tafokou Jiofack, Jean Lejoly, Zacharie Tchoundjeu, Nicole Marie Guedje

La valorisation des produits forestiers locaux est entravée faute de connaissances précises sur leur potentiel et de pouvoir évaluer leur impact sur l’économie nationale. En outre, le manque de connaissances sur la disponibilité des produits des arbres agroforestiers (Paaf) au sein de leur biotope ne permet pas d’élaborer une planification fiable pouvant assurer une gestion durable des produits forestiers non ligneux (Pfnl) et ainsi contribuer à combattre la pauvreté. Une enquête menée dans le département du Mbam et Inoubou, région du centre du Cameroun révèle que les potentialités agroforestières de la liane conophor, Tetracarpidium conophorum, ne sont pas négligeables. Cette liane est considérée être une importante espèce associée aux formations agroforestières de cacao. Au regard des résultats obtenus, elle s’avère être abondante au sein des agroforêts, couramment plantée et exploitée et peut ainsi faire partie du système d’exploitation/ valorisation, en vue d’améliorer les revenus des ménages aux niveaux local, national et même régional. Les enquêtes socio-économiques conduites dans le cadre de ce travail révèlent que la commercialisation des produits issus de cette liane fournit d’estimables revenus. De ce fait, un effort devrait être consenti par les différents acteurs concernés pour améliorer la distribution de ces produits, en fournissant un maximum d’informations. Ce faisant, la promotion de la noix de conophor, de l’huile extraite et d’autres nouveaux produits serait assurée par intégration dans la chaîne du commerce national, voire international.

Mots-clés : conophor, Tetracarpidium conophorum, produits des arbres agroforestiers, agroforêts de cacao, potentialités agroforestières, Cameroun.


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DYNAMIQUE DU KARITÉ, VITELLARIA PARADOXA, DANS LES SYSTÈMES AGRAIRES DU BURKINA FASO

Sibiry Albert Kaboré, Brigitte Bastide, Salifou Traoré, Joseph Issaka Boussim

L’article présente les résultats d’une étude conduite dans la zone sud-soudanienne du Burkina Faso, axée sur les pratiques agricoles paysannes. Il s’agit, en particulier, de l’impact exercé par la diminution de la durée de mise en jachère et par l’augmentation de la période d’exploitation des champs sur la dynamique des populations du karité, Vitellaria paradoxa. Afin de contribuer à la gestion durable de l’espèce, un inventaire exhaustif des karités a été mené dans des champs et des jachères de différents âges, au moyen d’un dispositif d’échantillonnage imbriqué. En outre, une enquête a été effectuée auprès des propriétaires de différentes parcelles pour mieux cerner les pratiques influençant la dynamique des karités. Les résultats montrent que les densités des karités adultes chutent notablement au sein des champs de plus de quinze ans. À l’inverse, les densités s’accroissent nettement avec l’âge des jachères. Les paysans n’épargnent pas les plantules lors des opérations culturales, ainsi le renouvellement des karités n’est-il guère assuré en champ et la dynamique de l’espèce y est donc régressive. En revanche, une abondante régénération s’installe quand la parcelle est laissée en jachère. Si le contexte écologique le permet, la pratique des longues jachères d’au moins quinze années est une bonne technique pour restaurer les parcs à karités. Dans les zones où de telles jachères sont impossibles à mettre en place, il est fortement conseillé aux producteurs de préserver quelques plantules dans leurs champs et de les entretenir afin d’amorcer le rajeunissement des parcs.

Mots-clés : Vitellaria paradoxa, dynamique, régénération, gestion durable des parcs, pratiques culturales, Burkina Faso.


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ÉVALUATION DES SUBSTRATS ET DES PLANTS PRODUITS EN PÉPINIÈRE FORESTIÈRE

Youssef M’Sadak, Mohamed Aymen Elouaer, Rim El Kamel

Le compostage représente une stratégie efficace pour recycler la biomasse sylvicole afin de confectionner des substrats de croissance adéquats pour la production des plants forestiers. Suite au processus de compostage de sept mois, les déchets sylvicoles ont atteint un degré de maturité en termes d’absence de phytotoxicité (déterminé selon le biotest de germination). Le compost ainsi obtenu est utilisé afin d’élaborer six substrats de croissance selon différentes granulométries. Les résultats obtenus montrent que le type de criblage du compost (simple criblage, double criblage sur refus ou double criblage sur tamisat) agit significativement sur les caractéristiques relevées sur le plan physique (porosités totale, d’aération et de rétention) et sur le plan chimique (pH, conductivité électrique, teneurs en matière organique, azote, phosphore et potassium) du substrat, et par conséquent, sur les comportements germinatif (pourcentage cumulé de germination) et végétatif (hauteur, diamètre et ratio de robustesse) des plants d’Acacia cyanophylla produits en conteneurs sur les divers substrats étudiés. Le substrat préférable de culture est le tamisat issu du double criblage aux mailles carrées 12 x 12 mm et 8 x 8 mm dans le contexte expérimental choisi.

Mots-clés : compost sylvicole, tamisat, substrat de croissance, Acacia cyanophylla, caractérisation physico-chimique, comportements germinatif et végétatif.


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CARTOGRAPHIE DES AIRES PRIORITAIRES POUR LA RESTAURATION DES PAYSAGES FORESTIERS ET L’AMÉLIORATION DES MOYENS DE SUBSISTANCE RURAUX SUR L’ALTIPLANO DE SAN MARCOS AU GUATEMALA

Felipe Veluk Gutierrez, Ronnie de Camino, Alejandro Imbach

Le projet de recherche a été mené au sein de trois petits bassins versants localisés dans l’altiplano du département de San Marcos, dans la région Sud-Ouest du Guatemala. L’objectif principal était d’analyser les attributs spatiaux du territoire et de cartographier les aires prioritaires pour aider les parties prenantes aux prises de décision de mise en oeuvre de futurs efforts régionaux de développement, d’aménagement et de conservation des ressources naturelles. Ce travail a pris en compte différents outils et approches techniques tels que: la restauration du paysage forestier (Rpf), les milieux de vie durables, les services écosystémiques, le système d’information géographique (Sig) et l’analyse décisionnelle avec de multiples critères spatiaux. Cette cartographie a identifié et mis en exergue trois lignes stratégiques de Rpf en accord avec chaque modèle spatial ainsi créé, qui sont par ordre d’importance croissante, l’aménagement et la conservation des résidus forestiers, le reboisement ou la régénération de terres dégradées et, surtout, la mise en place de systèmes agroforestiers. Chaque modèle a été établi à partir d’attributs géographiques spécifiques en accord avec les besoins élémentaires des moyens de vie et aussi à partir des données spatiales disponibles. En outre, différents services écosystémiques ont été mis à profit pour orienter la construction de la structure cartographique, parmi lesquels : l’approvisionnement en bois énergie et bois d’oeuvre, la régulation hydrique, la protection des sols et la réduction des risques de glissement de terrain et le gel, la production/sécurité alimentaire et la conservation de la biodiversité. Le Sig s’est avérée être un outil assez puissant et innovant pour comprendre et intégrer le large et complexe réseau de facteurs et/ou lignes de force (mosaïque d’usage du sol, moyens de vie locaux, relations et enjeux sociaux,, parmi d’autres caractéristiques géographiques) qui définissent le paysage et ses habitants et consolide???nt ainsi les futurs efforts ou plans régionaux de Rpf. L’analyse spatiale et l’identification d’aires prioritaires à choisir pour la Rpf constituent ainsi les éléments clés d’appui auprès des responsables locaux et des décideurs en vue de l’usage optimal de leurs ressources techniques et financières afin d’élaborer un avenir le plus durable possible vis-à-vis des communautés et de leur environnement.

Mots-clés : restauration du paysage forestier, milieux de vie, développement territorial, services écosystémiques, Sig, altiplano, San Marcos, Guatemala.


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MESURE DES EFFORTS DE DÉFONÇAGE ET DE LA QUALITÉ FINALE EN USINANT EN DIFFÉRENTS ANGLES DU FIL : COMPARAISON ENTRE LE PIN DOUGLAS ET LE PIN D’ALEP

Hamid Aknouche, Giacomo Goli, Rémy Marchal, Jakub Sandak, Abdellatif Zerizer, Jean-Claude Butaud

Le travail a pour but d’effectuer une comparaison entre un bois très commun et usiné en Europe comme le pin Douglas et une essence pas très utilisée comme le pin d’Alep de provenance algérienne. Pour cette comparaison, une nouvelle méthode a été mise au point afin d’évaluer les efforts de coupe et la qualité des surfaces usinées dans le processus du défonçage. Cette méthode a été expérimentée sur du pin d’Alep en coupe orthogonale allant de façon continue de 90°/0° à 90°/90° dans le sens du fil et contrefil afin de juger également de l’aptitude à l’usinage de ce bois par rapport à d’autres essences plus communément usinées. L’outil de coupe est une fraise circulaire comportant deux plaquettes en carbure. Elle est utilisée pour usiner le chant de disques de pin d’Alep prélevés dans une planche, ce qui induit une variation de l’angle du fil continue de 0° à 360°. La mesure des forces de coupe a été faite avec l’emploi d’une table piézoélectrique Kistler 9257A à trois axes montée sur la table d’une défonceuse à commande numérique, couplée à un PC et une carte d’acquisition. Les données sont traitées à l’aide d’un logiciel Dasylab. Parallèlement, des tests de qualité des surfaces usinées avec un outil comportant une arête de coupe neuve sur une moitié et usée artificiellement sur l’autre ont été réalisés par une nouvelle méthode sans contact développée par l’équipe de recherche Cnr/Ivalsa. Les résultats indiquent que les efforts de coupe sont un peu plus grands pour le pin Douglas que pour le pin d’Alep. En revanche, la qualité des surfaces obtenues est bien meilleure pour le pin d’Alep que pour le pin Douglas.

Mots-clés : pin d’Alep, pin Douglas, défonçage, orientation du fil, effort de coupe, rugosité, Algérie.


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LA RECHERCHE AGRONOMIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT

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