Bois et forêts des tropiques

Résumés : n° 312
(2e trimestre 2012)


Tous les résumés
(en français, en anglais et en espagnol)

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Numéro 312


 

DYNAMIQUE DE LA RÉGÉNÉRATION D’ACACIA TORTILIS SUBSP. RADDIANA DANS LE PARC NATIONAL DE BOU HEDMA EN TUNISE

W. Jaouadi, L. Hamrouni, M. Hanana, K. Mechergui, G. Gader, M. L. Khouja

La présente étude a été réalisée dans le parc national de Bou Hedma, situé dans les zones arides tunisiennes et considéré comme une réserve de la biosphère de l’Unesco dès 1977. Ce parc abrite l’unique steppe arborée à Acacia tortilis (Forsk.) Hayne subsp. raddiana (Savi) Brenan en Tunisie. Notre démarche est basée sur l’utilisation conjointe de l’imagerie satellitaire, des relevés de végétation ainsi que l’observation des caractéristiques dendrométriques de cette espèce. L’interprétation des images satellitaires montre qu’Acacia tortilis occupe une vaste aire de répartition (12 % de la superficie totale du parc) et se localise essentiellement dans les zones mises en défens et sur celles d’épandage qui se caractérisent par un sol squelettique. Cette espèce préfère également les zones dont l’altitude est supérieure à 200 m, sur des sols profonds et à faible pente. Globalement, le recouvrement observé d’Acacia tortilis est inférieur à 10 % en grande partie, avec une présence remarquable de jeunes semis issus de la régénération naturelle et ayant un diamètre supérieur à 10 cm.

Mots-clés : Acacia tortilis, dynamique, régénération, relevés de végétation, zone aride, image satellitaire, Tunisie.


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PHÉNOLOGIE D’ACACIA TORTILIS SUBSP. RADDIANA DANS LE PARC NATIONAL DE BOU HEDMA EN TUNISIE, EFFET DU SITE SUR LES PHÉNOPHASES DE L’ESPÈCE

W. Jaouadi, L. Hamrouni, M. L. Khouja

Acacia tortilis subsp. raddiana est une espèce qui colonisait des milliers d’hectares dans le Centre et le Sud de la Tunisie. Actuellement, cette espèce se trouve en état de peuplement uniquement dans la zone du Bled Talah (parc national de Bou Hedma) ; elle est d’une grande valeur écologique et sa régénération naturelle est très lente. Afin de caractériser la variabilité des phénophases de ce taxon, des observations relatives à la phénologie de cette espèce ont été réalisées dans les trois zones du parc au cours de trois années successives. Les phases de floraison et de fructification se déroulent en période sèche. L’espèce semble suivre ainsi un cycle à caractère tropical. L’observation des arbres sous ses différents états phénologiques (feuillaison, floraison ou fructification) révèle une forte variation intersite et intra-site. La précocité révélée pour le peuplement de la zone II (Belkhir) par rapport à celle de la zone I (Bou Hedma) et la zone III (Haddej) peut s’expliquer par des différences de caractéristiques édaphiques. En effet, le site de Belkhir est un glacis calcaire exposé au Sud-Est, celui de Haddej est localisé dans une cuvette à sol sablo-limoneux, alors que le site de Bou Hedma est localisé en zone d’épandage et dans des oueds de piedmont et par conséquent en situation plus fraîche. Les différences observées au sein d’un même site peuvent s’expliquer par la variabilité individuelle au sein du peuplement, liée étroitement aux caractéristiques génétiques des arbres. Toutefois, il faut préciser qu’une des caractéristiques essentielles du cycle de vie d’Acacia tortilis en Tunisie est son indépendance vis-à-vis des précipitations et donc de la réserve hydrique du sol. L’étude de la phénologie florale à travers les différentes zones du parc a permis de montrer l’existence de variations de rythme, d’intensité et de diversité intersites et intra-sites. Cependant, l’accent devrait être mis sur l’aspect quantitatif de la floraison et de la fructification en vue d’une meilleure appréciation du statut phénologique de cet arbre.

Mots-clés : Acacia tortilis, floraison, fructification, variabilité des phénophases, phénologie, Tunisie.


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PHÉNOLOGIE ET DIAMÈTRE DE FRUCTIFICATION DU WENGÉ, MILLETTIA LAURENTII DE WILD. : IMPLICATIONS POUR LA GESTION

P. Menga, N. Bayol, R. Nasi, A. Fayolle

L’étude fait partie d’un effort de caractérisation de l’autoécologie du wengé, Millettia laurentii De Wild., une essence majeure de la filière bois en République démocratique du Congo (Rdc). Dans cet article sont présentés les éléments relatifs à la phénologie foliaire et reproductrice de l’espèce et les implications de ces résultats pour la gestion. La phénologie de 774 arbres, répartis dans trois concessions d’exploitation forestière de la Société de développement forestier (SODEFOR) dans la région de Mai- Ndombe (258 arbres par site) a été suivie mensuellement pendant 15 mois. Millettia laurentii présente une phénologie foliaire et reproductrice fortement saisonnière. La chute des feuilles et l’apparition des nouvelles feuilles se produisent deux fois par an, respectivement pendant les saisons sèches et au début des saisons pluvieuses. La phénologie reproductrice (floraison et fructification) présente également une forte saisonnalité, avec cependant des différences entre sites. La floraison se produit au début des saisons pluvieuses en même temps que l’apparition des feuilles. La maturité complète avec possibilité de récolte des semences (éclatement de gousses) a lieu durant l’intersaison (fin de la saison sèche et début de la saison pluvieuse). Le type de floraison est majoritairement annuel. Les individus fleurissent par groupe, mais chaque groupe ne fleurit qu’une fois par an. Toutefois, en dehors des pics s’observent des événements de floraison et de fructification occasionnels, en particulier dans le site le plus arrosé et le moins saisonnier. Millettia laurentii est une espèce à fructification précoce. Le diamètre minimal de fertilité est inférieur ou égal à 10 cm mais l’efficacité de la fructification dépend néanmoins du diamètre et du statut social des arbres. Le diamètre minimum d’exploitation (Dme) en vigueur en Rdc (60 cm) est supérieur au diamètre de fructification régulière (Dfr) qui se situe entre 40-50 cm, ce qui est nécessaire pour le maintien de semenciers dans les peuplements après le passage en exploitation..

Mots-clés : débourrement, défeuillaison, floraison, fructification, diamètre minimum d’exploitation, diamètre minimal de fructification, diamètre de fructification régulière, saisonnalité, statut social, République démocratique du Congo.


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CARACTÉRISATION DE LA VÉGÉTATION DE LA FORÊT DENSE DE KIGWENA ET DE LA FORÊT CLAIRE DE RUMONGE AU BURUNDI

P. Hakizimana, F. Bangirinama, T. masharabu, B. Habonimana, C. de canniere, J. Bogaert

L’objectif principal de cette étude est de décrire l’hétérogénéité spatiale de la végétation des forêts de Kigwena et de Rumonge au Burundi à travers l’identification et la caractérisation des groupements végétaux en présence. Cette étude met également en évidence l’organisation sociologique de la végétation des deux forêts et contribue à élargir les connaissances phytosociologiques qui restent encore fragmentaires sur la végétation des écosystèmes forestiers du Burundi. Les analyses sont basées sur les données issues de 23 relevés phytosociologiques réalisés à travers les faciès de la forêt de Kigwena et de mesures du diamètre à hauteur de poitrine dans 12 transects tracés dans la forêt de Rumonge. Quatre et trois groupements végétaux ont été respectivement individualisés, caractérisés et classés dans les taxons supérieurs (classe, ordre et alliance). Dans la forêt de Kigwena, la typologie de la végétation obéit à un gradient d’humidité et d’anthropisation et l’effet lisière marque nettement la diversité biologique des groupements végétaux. Mais, dans la forêt de Rumonge, l’hétérogénéité des faciès de végétation correspondrait aux phénomènes de dégradation localisée dans un même fond floristique.

Mots-clés : groupement végétal, diversité biologique, hétérogénéité spatiale, végétation, anthropisation, Burundi.


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APTITUDE AU GREFFAGE DU GOMMIER ACACIA SENEGAL AU BURKINA FASO

G. C. Zerbo, P. Soloviev, D. Jacques, D. Lompo, A. Gillet

Le Centre national de semences forestières s’est lancé depuis 2002 dans l’amélioration génétique d’Acacia senegal au Burkina Faso et envisage à l’heure actuelle de diffuser du matériel végétal issu de bons gommiers obtenu par voie de greffage. Les travaux de recherche menés ont porté sur les techniques de greffage ainsi que sur la période favorable à sa réalisation. Parmi les quatre techniques de greffage expérimentées, le chip-budding présente des taux de réussite particulièrement bas de l’ordre de 9 %, tandis que les trois autres techniques, greffage en fente terminale, en placage simple de côté et à l’anglaise simple, permettent d’atteindre des taux de réussite compris entre 40 % et 53 %. Parmi les deux périodes de greffage testées, décembre et mars, le taux de réussite du greffage en fente terminale ne varie pas de manière significative. Cette technique, utilisée pour la production de sujets greffés avec du matériel issu d’arbres adultes bons producteurs de gomme arabique, pourrait constituer une voie complémentaire à la filière générative de production de plants reposant sur la sélection de peuplements et la création de vergers à graines. Des données complémentaires sur le comportement à moyen terme de ces plants greffés devraient cependant être obtenues avant de promouvoir l’installation à grande échelle de ce type de gommeraies.

Mots-clés : Acacia senegal, greffage, gomme arabique, Burkina Faso.


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ÉTUDE DE LA RÉCUPÉRATION DU COLLAPSE PAR MICRODENSITOMÉTRIE AVEC DU BOIS D’EUCALYPTUS CAMALDULENSIS DEHN PROVENANT DE BEGHLA EN ALGÉRIE

M. Tazrout, M. T. Abadlia, F. Mothe

L’étude porte sur la récupération du collapse de bois d’Eucalyptus camaldulensis Dehn provenant de la station de Beghla (Algérie), qui occupe une superficie voisine de 500 hectares. Le matériel végétal est constitué de trois arbres dont six barrettes radiales ont été extraites (soit deux barrettes par arbre, représentant le haut et le bas). Une première analyse densitométrique a été effectuée à l’état sec à l’air, puis les éprouvettes ont été reconditionnées, séchées jusqu’à l’humidité initiale, puis soumises à une seconde analyse densitométrique. Le reconditionnement a permis de réduire le collapse dans une large mesure. Les profils obtenus avant et après reconditionnement ont été comparés. La perte de densité relative provoquée par le traitement a été utilisée comme indicateur du collapse. Les résultats montrent que l’indicateur varie en sens inverse de la densité entre éprouvettes et dans le cerne mais décroît sensiblement avec la densité dans l’aubier.

Mots-clés : Eucalyptus camaldulensis Dehn, reconditionnement, récupération du collapse, analyse microdensitométrique.


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DE L’UTILISATION DES SÉRIES TEMPORELLES SPOT-VÉGÉTATION POUR SURVEILLER UN FRONT PIONNIER

J. Oszwald, V. Gond

Depuis les années 1960, la forêt amazonienne se réduit face à l’extension des surfaces commerciales agricoles. Ce phénomène a été renforcé par l’augmentation de la population due à l’immigration vers ces nouveaux secteurs défrichés. Le phénomène a alors tendance à s’amplifier aux dépens de la forêt. Dans ce contexte, il devient essentiel de surveiller ces fronts pionniers afin de caractériser les changements rapides qui s’y opèrent. Les satellites à haute résolution ne sont pas adaptés pour surveiller ces milieux très dynamiques car leur résolution temporelle est faible et leur traitement reste compliqué. Inversement, les données satellitaires à basse résolution semblent être plus adaptées pour ce genre d’analyses. En se basant sur des données à basse résolution obtenues à partir du satellite SPOT-VEGETATION cette étude propose une méthode de surveillance adaptée à des fronts de déforestations de petites étendues. La méthode peut être extrapolée à d’autres fronts pionniers afin de les surveiller et d’établir des diagnostics sur les dynamiques temporelle des transformations paysagères.

Mots-clés : front pionnier, déforestation, SPOT-VEGETATION, surveillance par télédétection, Amazonie.


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LA RECHERCHE AGRONOMIQUE POUR LE DÉVELOPPEMENT

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